Aller au contenu principal

Najib et la cité sous l'arche

Écrit par La famille Kamel avec cuentosIA

Un samedi, Najib laisse ses copies à corriger et suit un ruisseau avec son chat. Sous une arche de pierre, il découvre une cité absente de toutes les cartes, où chaque heure coûte un jour au-dehors.

AdultesPour adultesGratuit
Offrez votre histoire en cadeau
Couverture: Najib et la cité sous l'arche

cuentosIA

Najib et la cité sous l'arche

Illustration de la scène 1: Najib et la cité sous l'arche
01

Le samedi, Najib avait laissé ses copies sur la table pour explorer le bois avec Trump. Le professeur suivait le cours d’un ruisseau, notant le nom des plantes qu’il reconnaissait et photographiant celles qui lui résistaient. Trump avançait à sa façon : trois pas, un arrêt, une enquête approfondie sur une feuille.

Puis le ruisseau disparut sous une arche de pierre. Au-delà, entre les racines, Najib aperçut des rues pavées, des places et des tours anciennes. Aucune ne figurait sur sa carte.

Illustration de la scène 2: Najib et la cité sous l'arche
02

Najib franchit l’arche ; Trump le suivit après avoir inspecté longuement le seuil. La ville semblait vide, mais l’eau circulait encore dans ses canaux. Sur les murs, des signes gravés formaient un calendrier. Najib comprit bientôt leur principe : chaque heure gagnée à l’intérieur coûterait un jour au-dehors. Son portable affichait midi, puis midi encore, malgré les minutes passées.

Trump s’assit devant une fontaine silencieuse. Najib rangea son carnet. Cette fois, il faudrait observer vite, et choisir ce qui méritait vraiment son temps.

Illustration de la scène 3: Najib et la cité sous l'arche
03

Au centre de la ville, Najib découvrit une horloge sans aiguilles. Autour du cadran, les mêmes signes décrivaient une seconde règle : l’eau des canaux retenait la ville dans le présent. Si elle cessait de couler, les rues rejoindraient le passé et le passage sous l’arche disparaîtrait.

Un canal était presque à sec. Najib remonta son lit jusqu’à une vanne bloquée par des pierres. Trump poussa l’une d’elles de la patte, sans résultat. Najib souffla : —Merci, j’avais justement besoin d’un avis technique.

Illustration de la scène 4: Najib et la cité sous l'arche
04

Najib posa son sac sous le levier de la vanne et pesa de tout son corps. La pierre céda avec un CRAC net. L’eau revint, d’abord mince, puis assez vive pour traverser la place. Sous les pavés, quelque chose répondit par une vibration profonde. Les signes du cadran s’éclairèrent, et Najib lut la dernière règle : avant la fin de cette heure, il devait laisser dans la ville un objet porteur d’un souvenir personnel.

Trump renifla le sac ouvert. Najib regarda son carnet.

Illustration de la scène 5: Najib et la cité sous l'arche
05

Ce carnet contenait des années de notes prises en marchant, entre deux cours ou les soirs où réfléchir demandait de sortir. Najib aurait voulu en préserver chaque page. Il chercha une autre solution, relut les signes, suivit du doigt leurs entailles. Rien n’autorisait une copie ni la promesse de revenir.

Trump gratta le bord du cadran. Najib posa le carnet dans le creux qu’il venait de découvrir. —D’accord. Mais tu me laisses au moins retenir le chemin ? L’eau poursuivit sa course.

Illustration de la scène 6: Najib et la cité sous l'arche
06

Najib et Trump regagnèrent l’arche tandis que les canaux résonnaient derrière eux. De l’autre côté, le ruisseau courait toujours sous les arbres. Le portable indiquait le lendemain. Najib prit une photo de l’entrée ; sur l’écran, il n’y avait que des racines et de la mousse.

Il resta un moment à écouter l’eau, puis reprit le sentier. À son prochain cours, il pourrait raconter comment une ville avait été sauvée sans montrer la moindre preuve. Trump, déjà loin devant, semblait trouver cela parfaitement raisonnable.

Quatrième de couverture: Najib et la cité sous l'arche

Offrez votre histoire en cadeau

Créez un conte illustré à partir de vos souvenirs et de vos photos. Pour votre partenaire, vos parents, vos grands-parents ou un proche.

Le thème « Pour adultes » vous intéresse ? Vous pouvez choisir celui de votre propre histoire.

Commencer mon conte

Votre premier conte numérique de 12 pages est offert à l’inscription. L’édition imprimée s’achète séparément.

Télécharger le PDF complet· 1,8 Mo

Vous pouvez aussi l'imprimer chez vous. Voici comment.

Conte pour adultes · aventure fantastique

Najib et la cité sous l'arche commence un samedi ordinaire : Najib, professeur, laisse ses copies sur la table pour aller explorer le bois avec Trump, son chat coiffé d'un béret bleu. Il suit un ruisseau, note le nom des plantes qu'il reconnaît et photographie celles qui lui résistent, pendant que Trump avance à sa façon : trois pas, un arrêt, une enquête approfondie sur une feuille. Puis le ruisseau disparaît sous une arche de pierre, et entre les racines apparaissent des rues pavées, des places et des tours anciennes qu'aucune carte ne mentionne.

La cité semble vide, mais l'eau circule encore dans ses canaux, et les signes gravés sur les murs fixent une règle déroutante : chaque heure passée à l'intérieur coûte un jour au-dehors. Le portable de Najib affiche midi, puis midi encore. Au pied d'une horloge sans aiguilles, une deuxième règle lie le sort de la ville à ses canaux, et l'un d'eux est presque à sec. Le conte parle du temps qu'on choisit de donner, et de ce qui mérite vraiment d'être gardé.

C'est un récit court, sans pages pédagogiques, écrit pour les adultes, avec un humour pince-sans-rire qui doit beaucoup au chat. Il se lit en quelques minutes, le soir ou au calme d'un dimanche, et parlera aux marcheurs, aux curieux de nature et à tous ceux qui gardent un carnet dans la poche. Il fait aussi un joli cadeau pour un enseignant en fin d'année.

Une promenade du samedi qui sort de la carte

Najib n'a rien prévu d'extraordinaire : un bois, un ruisseau, un carnet de notes et un téléphone pour photographier les plantes qu'il ne sait pas nommer. Trump inspecte longuement chaque seuil avant de le franchir, ce qui en fait un compagnon d'exploration aussi prudent que lent. Quand le ruisseau plonge sous une arche de pierre, Najib passe de l'autre côté et découvre une cité désertée, avec des canaux toujours en mouvement, une fontaine silencieuse et des signes gravés qui forment un calendrier. Il en comprend vite le principe : ici, le temps ne se dépense pas au même prix qu'ailleurs, et il va falloir observer vite.

Najib, accroupi au bord du ruisseau, écrit dans son carnet pendant que son chat gris au béret bleu inspecte une feuille morte
Trois pas, un arrêt : pour Trump, chaque feuille mérite une enquête.

Une fable sur le temps qui mérite d'être donné

Sous son allure de conte fantastique, l'histoire pose une question très concrète : qu'est-ce qui vaut vraiment notre temps ? Najib est un homme qui note tout, et la cité l'oblige à choisir. Le récit avance par petites découvertes plutôt que par grands effets :

  • une horloge sans aiguilles dont le cadran explique ce qui retient la ville dans le présent ;
  • une vanne bloquée par des pierres, à dégager avec les moyens du bord ;
  • un portable qui affiche midi, puis midi encore, pendant que les minutes filent ;
  • un chat qui donne son avis sans jamais rien expliquer.
Trump poussa l'une d'elles de la patte, sans résultat. Najib souffla : « Merci, j'avais justement besoin d'un avis technique. »
Najib franchit l'arche de pierre et entre dans la cité ancienne, son téléphone à la main, tandis que le chat gris l'attend assis sur la margelle d'une fontaine
De l'autre côté de l'arche, le téléphone affiche midi. Et encore midi.

Et si le héros était un professeur que vous connaissez ?

Najib est enseignant, marcheur et preneur de notes. Imaginez la même cité avec le prénom et le visage de votre ancienne institutrice, d'un collègue qui herborise le week-end ou d'un ami qui ne sort jamais sans son carnet. Avec cuentosIA, le personnage principal prend ses traits à partir d'une photo ou d'une description, son animal peut l'accompagner, et l'histoire se construit autour de ce que vous racontez de lui : un lieu qu'il aime, un trait de caractère, une manie qui fait sourire.

Comment créer le vôtre

  1. Ajoutez une photo ou une description du héros, et de son animal s'il doit être du voyage.
  2. Choisissez le style d'illustration : celui-ci est à l'aquarelle.
  3. En quelques minutes, le conte est prêt : à lire en ligne, à télécharger en PDF ou à recevoir en livre imprimé.

Un cadeau pour ceux qui gardent un carnet dans la poche

Ce conte tombe juste pour la fin de l'année scolaire, le départ à la retraite d'un enseignant ou l'anniversaire d'un ami curieux de tout. Il parle de temps et de choix sans jamais faire de discours, et son humour discret le rend facile à offrir, même à quelqu'un qui ne lit pas de contes. Personnalisé, il devient un clin d'œil à la personne qui passe ses samedis à regarder les plantes de plus près.

Najib, accroupi, dégage les pierres qui bloquent un canal pendant que le chat gris au béret bleu pousse l'une d'elles de la patte
L'avis technique de Trump, en pleine démonstration.

À qui s'adresse ce conte ?

Aux adultes et aux grands adolescents. Le ton est calme, l'humour discret et rien n'y fait peur : on peut aussi le lire avec un enfant curieux.

Combien de temps faut-il pour le lire ?

Quelques minutes : six scènes illustrées à l'aquarelle, à lire d'une traite.

Peut-on y faire figurer son propre animal ?

Oui. Dans cuentosIA, vous ajoutez l'animal comme personnage, avec son nom et une description, et il apparaît dans les illustrations aux côtés du héros.

Offrez à quelqu'un sa propre cité secrète, avec son prénom et son visage.

Créez votre conte personnalisé

Partager cette histoire

Emportez-le chez vous !

Vous avez aimé "Najib et la cité sous l'arche" ? Obtenez-le en format physique imprimé et relié

Le livre imprimé : couvertures, formats et livraison