
Qu'allons-nous travailler ensemble?
- Nous allons découvrir la joie de partager un trésor.
- Nous apprendrons à faire une place pour chacun.
- Nous allons attendre notre tour avec patience.
- Nous verrons comment partager crée plus de sourires.

Ce mercredi, Juliette sautillait dans la cuisine comme un petit ressort. Ses amies venaient goûter, et elle voulait préparer quelque chose de spécial. Maria Teresa posa un saladier sur la table.
—Aujourd’hui, on fait des crêpes, comme pendant les fêtes de zafra que j’aimais enfant.
Juliette ouvrit de grands yeux.
—Des crêpes de fête ? Alors il faut une table de fête !
Elle courut chercher des serviettes, puis revint avec une chaussette. Oups, mauvais tiroir.

Maria Teresa rit doucement et montra les ingrédients. Juliette compta avec son doigt : un bol de farine, deux œufs, trois verres de lait. Elle aimait quand les nombres entraient dans les recettes, comme des invités bien rangés.
—On verse doucement, puis on mélange sans éclabousser le plafond.
—Dommage, le plafond aurait peut-être faim.
La pâte tourna, légère et lisse. Juliette tenait le fouet avec sérieux, même si son nez recevait un petit nuage de farine.

Pendant que la pâte reposait, Juliette s’occupa de la table. Maria Teresa lui donna une nappe, des assiettes et des cuillères.
—Faire joli, ce n’est pas mettre beaucoup. C’est penser aux personnes qui vont s’asseoir là.
Juliette plaça quatre assiettes, puis une cinquième « au cas où une crêpe voudrait s’asseoir ». Elle plia les serviettes en petits triangles et choisit un verre pour chacune. La table commença à ressembler à une promesse de goûter.

Bientôt, on sonna. Lina et Zoé entrèrent avec des rires dans leurs manteaux. Juliette les guida jusqu’à la table, fière comme une cheffe de restaurant.
—On dirait un anniversaire sans bougies !
—Et sans chanson qui dure trop longtemps.
Juliette sourit, puis regarda le pot de pâte. Il brillait comme un trésor. Une idée lui traversa la tête : et si elle gardait la première crêpe, la plus belle, rien que pour elle ?

La première crêpe atterrit dans l’assiette avec un flap tout doux. Elle était ronde, dorée, presque parfaite. Juliette sentit son ventre applaudir.
—Celle-ci, je pourrais la goûter pour vérifier…
Maria Teresa posa le sucre et la confiture au centre.
—Vérifier, c’est utile. Partager la vérification, c’est encore meilleur.
Lina renifla l’air avec un air sérieux.
—Moi, je suis experte en parfum de crêpe.
Juliette hésita. La crêpe spéciale semblait l’appeler.

Juliette coupa la crêpe en quatre morceaux. Un petit coin resta au milieu, tout seul, comme une île.
—On peut le garder pour la crêpe qui veut s’asseoir ?
Tout le monde éclata de rire. Juliette donna un morceau à chacune, puis prit le sien. La première bouchée était bonne, mais le meilleur arriva juste après : les yeux contents autour de la table.
Alors Juliette comprit quelque chose. Son trésor ne diminuait pas ; il faisait plus de sourires.

Après cela, chacune voulut aider. Lina saupoudra du sucre, Zoé étala la confiture, et Juliette versa un peu de pâte sous l’œil attentif de Maria Teresa. La poêle chanta pschhh.
—On attend son tour, comme les crêpes dans la pile.
Juliette hocha la tête. Quand Zoé renversa presque la cuillère, Juliette la rattrapa sans gronder.
—Pas grave. Même les cuillères ont parfois envie de danser.
Le goûter devenait une équipe.

Il ne restait qu’une dernière crêpe, plus grande que les autres. Juliette savait qu’elle pourrait la manger seule, avec beaucoup de confiture. Son ventre proposa cette idée très fort.
Mais elle regarda ses amies, puis Maria Teresa, qui préparait le jus.
—On va faire la crêpe du partage. Chacune choisit une garniture, et on la roule ensemble.
Elles ajoutèrent sucre, confiture, quelques rondelles de banane. La crêpe devint un drôle de trésor roulé, à couper en parts égales.

Quand les assiettes furent vides, la table était un peu collante, mais joyeuse. Juliette essuya une tache de confiture et remit les serviettes en pile.
—Tu as fait de belles crêpes, et une belle place pour chacun.
Juliette serra le torchon contre elle.
—La prochaine fois, on invitera aussi la crêpe à s’asseoir. Mais elle devra partager sa chaise !
Les rires remplirent la cuisine. Juliette avait gardé un souvenir spécial : le goût d’un goûter partagé.
Qu'avons-nous appris?
- Juliette a découvert que partager sa crêpe donnait plus de sourires.
- Juliette a appris que chacun peut aider pour rendre le goûter joyeux.
- Juliette a découvert qu'un trésor partagé reste spécial.
Questions pour réfléchir ensemble
- Comment Juliette se sent-elle quand elle voit les yeux contents de ses amies ?
- Que ferais-tu si tu avais la plus belle part d'un goûter ?
- Pourquoi partager peut-il rendre un moment plus joyeux ?






