
Qu'allons-nous travailler ensemble?
- Nous allons découvrir comment les fourmis travaillent ensemble
- Nous apprendrons pourquoi l’écureuil garde des graines
- Nous observerons comment vit une chenille sur sa feuille
- Nous prendrons soin de la forêt en ramassant les déchets

Ce matin-là, Valentina préparait son carnet d’étudiante pour aller en forêt. Maria sautillait déjà près de la porte, avec un sac presque vide et trois biscuits dedans.
—Je suis exploratrice, mais j’ai besoin d’un goûter sérieux, annonça-t-elle.
Sous un banc, elle trouva une loupe brillante. Quand Maria regarda une feuille, de petites lignes dorées apparurent.
—On dirait qu’elle montre ce qu’on ne voit pas, souffla Valentina. Maria ouvrit grand les yeux.

Dans le bois, Maria posa la loupe près d’un chemin de terre. Tic-tic-tic, des fourmis marchaient en file, portant des miettes plus grosses que leur tête.
Une fourmi leva ses antennes.
—Nous travaillons ensemble. Certaines cherchent la nourriture, d’autres gardent la maison.
Maria compta doucement : une, deux, trois fourmis… puis elle perdit le fil.
—Elles vont trop vite, elles ont des roulettes !
Valentina rit et nota : “une équipe minuscule, très organisée”.

Plus loin, un écureuil secouait une noisette vide. Il semblait très contrarié. Derrière lui, deux pies faisaient rouler des coquilles comme des billes.
—Ces chipies cachent mes provisions pour jouer !
Maria regarda avec la loupe. Elle vit une réserve sous des feuilles sèches.
—Là ! Ton garde-manger porte un chapeau de feuilles.
Les pies lâchèrent les coquilles, un peu honteuses. L’écureuil expliqua qu’il gardait des graines pour l’hiver froid.

Au pied d’un grand arbre, Maria remarqua des feuilles jaunes, rouges et vertes. La loupe montra de minuscules points de couleur, cachés comme des confettis.
—Quand il fait plus frais, certaines feuilles perdent leur vert, expliqua-t-elle simplement.
Une chenille grignotait tout doucement le bord d’une feuille.
—Moi, je mange ici. Plus tard, je dormirai dans un cocon.
Maria chuchota :
—Bonne sieste, madame accordéon.
La chenille ondula, comme si elle saluait.

Soudain, le ciel devint gris doux. Maria leva la loupe vers les nuages. Elle vit de minuscules gouttes se serrer ensemble, comme une ronde dans le ciel.
Un rouge-gorge sautilla sur une branche.
—Les nuages portent de l’eau. Quand ils sont lourds, ploc, la pluie arrive.
Les pies revinrent, cette fois avec un bout de papier brillant volé au chemin. Maria fronça le nez.
—La forêt n’est pas une poubelle.
Valentina tendit un sac.

Maria ramassa le papier avec soin. Les pies apportèrent aussi un vieux ruban et un bouchon. Même l’écureuil poussa une brindille, très fier de participer.
Puis un rayon de soleil traversa les nuages. La loupe brilla dans la main de Maria, mais elle comprit son vrai pouvoir : regarder, écouter, aider.
—La forêt parle tout bas. Moi, je peux apprendre.
Valentina serra son carnet contre elle. Sur le chemin du retour, Maria compta les arbres.
Qu'avons-nous appris?
- Maria a découvert que les fourmis vivent en équipe et partagent les tâches.
- Maria a appris que l’écureuil cache des graines pour l’hiver froid.
- Maria a découvert que la chenille mange des feuilles puis dormira dans un cocon.
Questions pour réfléchir ensemble
- Comment l’écureuil se sentait-il quand les pies jouaient avec ses provisions ?
- Que ferais-tu si tu trouvais un papier par terre en forêt ?
- Quels animaux aimerais-tu observer en forêt, et où pourraient-ils vivre ?






